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A la "RENCONTRE" de la petite Thérèse

Le 23 novembre 2013 les enfants du caté  qui sont en C.M.2 sont allé rendre visite à Lanester aux sœurs du Carmel de Keraliguen.

Ils ont été accueillis par quelques religieuses avec simplicité, gentillesse et avec le sourire. Merci à elles de nous avoir reçus
dans ce lieu qui est ouvert sur la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un temps d’accueil et de présentations,
nous prenons le chant :
« Flamme au cœur du monde »

 

Flamme au coeur du monde 
Thérèse de Lizieux,
Tu chantes la rencontre 
Avec Jésus ton Seigneur.
Gloire et louange à Dieu qui nous aime !
Gloire à Dieu.

 

1. Dieu m’a gravé sur la paume de sa main
Au long des jours sa main me garde.
A Jésus-Christ sans réserve j’appartiens,
Il me révèle son visage.

2. Dieu notre Père me montre le chemin,
Je veux marcher en sa présence.
Jésus son Fils est mon guide et mon soutien
Je prends la voie de la confiance
.

 

3. Comme un enfant je grandis sous son regard,
En moi l’amour bannit la crainte.
Pourquoi trembler quand Jésus conduit mes pas ?
Il met sa force dans les humbles.

4. Près de mon Dieu, je veux vivre pour servir
Et faire éclore un monde frère.
Jésus m’apprend que la paix pourra fleurir
Si je la sème sur la terre.

 

Où sommes nous aujourd’hui ?
-  A Lanester -  Chez les sœurs -  A Keraliguen
-  Au Carmel.

C’est quoi un « Carmel » ?
-  La maison des sœurs qui nous accueillent aujourd’hui ?
-  Des religieuses qui vivent ici;
-  Elles prient.

Etiez-vous déjà venus ici ? - Non.

La famille Martin

Louis Martin
Horloger-bijoutier

Zélie Guérin
Dentellière

Thérèse naît le 2 janvier 1873 dans une famille chrétienne,
à Alençon. La famille  Martin est composée de 9 enfants dont 4 sont morts en bas âge.
Il reste 4 filles lorsque Thérèse naît.

 

Thérèse trouve aux Buissonnets une chaude ambiance familiale,
mais les 5 années où elle va aller à l’école chez les Bénédictines resteront
pour elle « les plus tristes de sa vie ».
Bonne élève mais timide, scrupuleuse,
elle vit mal les heurts de la vie scolaire…

Le départ de Pauline au Carmel de Lisieux rouvre la blessure
causée par la mort de sa maman.

 

Départ de Pauline pour le Carmel

Photos

Internet

La fillette n’a pas toujours le caractère facile, Thérèse se met parfois dans desfuries épouvantables. Mais elle apprend à se corriger peu à peu pour faire plaisirà Jésus. Elle grandit entourée par la tendresse de sa famille. Son papa l’appelle « ma petite reine ». Souvent pendant de longues promenades la famille rencontre des pauvres, et c’était toujours la petite Thérèse qui était chargée de leur porter l’aumône, ce dont elle était bien heureuse. Petite fille gaie, vivante, elle a une vie heureuse, comblée d’amour par ses parents et ses sœurs. Elle reçoit de sa famille une foi profonde. Tout va bien… jusqu’au drame : Zélie Martin, la maman, meurt d’un cancer du sein (en août 1877).
Thérèse a quatre ans et demi. Le choc est très fort pour la petite fille. A sa sœur Pauline elle dit : «Tu seras ma Petite Mère !»
la blessure mettra dix ans à se cicatriser.

En novembre 1877, peu après le décès de madame Martin,
la famille s’installe à Lisieux dans cette maison : 

Les Buissonnets

 « Je ne savais pas ce qu’était le Carmel, mais je comprenais que Pauline allait me quitter pour entrer dans un couvent… Puis vous m’avez expliqué la vie du Carmel qui me sembla bien belle » . « Je sentis que le Carmel était le désert où le bon Dieu voulait que j’aille aussi me cacher… je le sentis avec tant de force qu’il n’y eut pas le moindre doute dans mon coeur ; ce n’était pas un rêve d’enfant qui se laisse entraîner, mais la certitude d’un appel Divin ; je voulais aller au Carmel non pour Pauline mais pour Jésus seul... » 

L’année suivant sa guérison, le 8 juin 1884 Thérèse fait sa première communion.
Jésus se donne à elle et elle se donne à Lui. Elle pense déjà à être carmélite…
« Je ne pouvais pas être mieux, mes peines d’âmes me quittèrent pendant près d’un an. Ah ! Qu’il fut doux le premier baiser de Jésus à mon âme ! Ce fut un baiser d’Amour, je me sentais aimée, et je disais aussi : « Je vous aime, je me donne à vous pour toujours ». Depuis longtemps , Jésus et la pauvre petite Thérèse s’étaient regardés et s’étaient compris…

Ce jour-là ce n’était plus un regard, mais une fusion, ils n’étaient plus deux,
Thérèse avait disparu, comme la goutte d’eau qui se perd au sein de l’océan.

 

 

 

 

A 10 ans, peu après le départ au Carmel de Pauline,  

Thérèse tombe gravement malade.

         Le départ au Carmel de sa troisième sœur (mère), sa sœur Marie, la déstabilise de nouveau.
Elle souffre de scrupules, elle demeure hypersensible et est « pleureuse à l’excès ».
Elle aspire à mûrir et à être libérée.

La nuit de Noël 1886, la grâce va toucher son cœur, C’est une véritable  « conversion »
qui la transforme en femme forte.

 

 

L'enfant de la crèche lui communique sa force.

Départ de Marie pour le Carmel

Photos
Internet

A la suite de Pauline, Marie est entrée au Carmel.



Son père accepte bien qu’il ait beaucoup de chagrin à l’idée de la voir partir.

Mais la permission paternelle ne lui suffit pas, car Thérèse est trop jeune : elle n’a que 15 ans. L’évêque, lui, refuse. M. Martin emmène Céline
et Thérèse en pèlerinage à Rome.
Au Vatican elle ose s’adresser au Pape Léon 13
pour rentrer au Carmel à 15 ans.
Il répond seulement : « Si le Bon Dieu veut vous entrerez... »

 

Revenue à Lisieux, Thérèse reçoit une lettre de l’évêque
qui lui donne son accord :
elle sera donc admise au Carmel malgré son jeune âge.

Thérèse veut devenir religieuse.

Léon XIII

Le Carmel de Lizieux

Le Carmel de Lisieux fut fondé en 1838.

Lorsque Thérèse Martin y entra le 9 avril 1888, il s’y trouvait 26 sœurs d’âge moyen de 47 ans.
On y priait 6 h30 dans le chœur des religieuses, 2 h d’oraison, on y travaillait pour gagner sa vie,
2 heures de récréation commune. Les jeûnes y étaient sévères.
On se levait à 5 h45 même en hiver.

On se couchait vers 23 heures.

 

Novice

Thérèse, ardente adolescente est partie pour la sainteté.

Mais très vite, au carmel, elle va se heurter à ses faiblesses et son impuissance, lorsqu’elle se compare aux Saints. Ils lui apparaissent comme une montagne alors qu’elle n’est qu’un grain de sable. « Me grandir, c’est impossible », constate-t-elle, mais sans se décourager.

Car si Dieu a mis en elle ces désirs de sainteté, c’est qu’il doit y avoir une route, une voie pour gravir « le rude escalier de la perfection ».
La Parole de Dieu va lui ouvrir la voie :
« Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi.»
Thérèse comprend qu’elle ne pourra pas monter seule cet escalier de
la perfection mais que Jésus la prendra dans ses bras, tel un ascenseur rapide.
Dès lors la petitesse de Thérèse n’est plus un obstacle, au contraire.
Plus elle sera petite et légère dans les bras de Jésus, plus il la fera Sainte par 
une ascension rapide.  (Proverbes, 9, 4) « Alors je suis venue », écrit Thérèse.



 

 

Je veux être une sainte.

        Découverte de la petite voie : « Ma petite doctrine » comme vous l’appelez.
C’est d’abord une découverte de ce qu’est Dieu : essentiellement Amour Miséricordieux.

Dans toutes les situations et les actes de sa vie, Thérèse va « appliquer » cette voie :
Dieu lui demande ceci, elle sent qu’elle en est incapable, donc Dieu le fera en elle.
Un exemple : aimer toutes ses sœurs comme Jésus les aime lui est impossible.
Alors Thérèse s’unissant à Lui, c’est Jésus qui les aimera en Thérèse.

 

 

Thérèse peint, mais elle écrit aussi.

« Oui, je le sens lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui,
plus aussi j’aime toutes mes sœurs. » La charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, (1Co 13, 1-3) le plus nécessaire, le plus noble de tous
ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était BRULANT d’AMOUR. 
Je compris que l’Amour seul faisait « Agir » les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre,
les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile. 
Les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris
que l’AMOUR RENFERMAIT TOUTES LES VOCATIONS, QUE L’AMOUR ÉTAIT TOUT…
Alors dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée :
"Ô Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, MA VOCATION, C’EST L’AMOUR ! ..."
Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise et cette place, Ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée …
dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’AMOUR …ainsi je serai tout…
ainsi mon rêve sera réalisé ! ...

« Pour moi, la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel,
c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie ». « Quelquefois, lorsque mon esprit est dans une si grande sécheresse
qu’il m’est impossible d’en tirer une pensée pour m’unir au Bon Dieu,
je récite très lentement un « Notre Père » et puis un « Je vous salue Marie ».
Alors ces prières me ravissent, elles nourrissent mon âme.





A 23 ans, Thérèse est atteinte par la tuberculose. « A peine avais-je eu le temps de poser ma tête sur l’oreiller que je sentis comme un flot qui montait en bouillonnant jusqu’à mes lèvres. Je ne savais pas ce que c’était, mais je pensais que peut-être j’allais mourir, il me semblait que c’était du sang que j’avais vomi, et mon âme était inondée de joie…

La prière.

Mais à Lizieux il fait très humide.

l'Amour

« Je tousse !  Je tousse !  Ça fait comme la locomotive d’un chemin de fer quand elle arrive en gare ; c'est celle du Ciel, et je l’annonce ! »








« Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l’Église et pour les âmes. Je le demande au Bon Dieu
et je suis certaine qu’il m’exaucera. »
 

« Je sens surtout que ma mission va commencer,
ma mission de faire aimer le Bon Dieu comme je l’aime,
de donner ma petite voie aux âmes .»

« Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. »
« vous verrez, ce sera une pluie de roses. »


 

Thérèse est proclamée Docteur de l’Eglise
par le Pape Jean-Paul II en 1997. 

 

"Mon Dieu je vous aime."

Ce fut ses dernières paroles, le 30 septembre 1897.

" Je chanterai éternellement
les Miséricordes du Seigneur !... "

 

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Internet

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